

Elle structure l’identité d’un peuple, génère de l’emploi, produit de la richesse et porte la voix d’une nation à l’international. Dans les pays où les industries culturelles et créatives sont organisées, elles contribuent pour entre 3 % et 7 % du PIB national. Au Burundi, ce potentiel existe. Il n’est pas encore structuré.
C’est le problème que la FONGAL s’est donné pour mission de résoudre.
Un secteur riche en talents, pauvre en infrastructure
Le Burundi compte des artistes reconnus à l’international dans le cinéma, la musique, le théâtre, la danse et les arts plastiques. Des jeunes créateurs produisent des contenus audiovisuels, des œuvres musicales, des textes. Chaque année, des artistes burundais reçoivent des invitations pour des festivals, des concours et des conférences à l’étranger.
Mais sans filières structurées, sans mécanismes de financement, sans espaces de formation et de diffusion, ces talents restent isolés. Ils ne construisent pas une industrie.
La mission de la FONGAL est de structurer les industries culturelles et créatives du Burundi, en partant du cinéma et de l’audiovisuel comme secteurs moteurs.
Concrètement, cela signifie :
Le cinéma et l’audiovisuel sont des secteurs transversaux. Une production mobilise des scénaristes, des acteurs, des techniciens, des compositeurs, des graphistes, des distributeurs. Investir dans le cinéma, c’est investir dans l’ensemble des ICC.
Le Burundi a produit son premier long métrage en 1990. Depuis, aucune production de ce niveau n’a vu le jour. Ce vide n’est pas un manque de talent. C’est un manque de structure. La FONGAL est là pour combler ce vide.
La FONGAL ne travaille pas en vase clos. Sa mission s’inscrit dans un mouvement cohérent, du global au local.
À l’échelle internationale, la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (2005) reconnaît les industries culturelles et créatives comme leviers de développement durable. L’Agenda 2030 des Nations Unies intègre la culture comme vecteur transversal des Objectifs de développement durable, notamment l’ODD 8 (travail décent et croissance économique) et l’ODD 11 (villes et communautés durables). La FONGAL s’appuie sur ces cadres pour légitimer ses actions et dialoguer avec les bailleurs internationaux.
À l’échelle continentale, l’Agenda 2063 de l’Union africaine place les industries culturelles et créatives au cœur de la vision d’une Afrique prospère et indépendante. La Charte de la Renaissance culturelle africaine adoptée en 2006 appelle les États membres à investir dans la protection et la valorisation du patrimoine culturel. Le FESTICAB, fondé par Léonce NGABO, s’inscrit déjà dans ces dynamiques panafricaines depuis 2009.
À l’échelle nationale, la FONGAL agit en complémentarité directe avec la politique culturelle du gouvernement du Burundi. Elle mobilise des ressources privées, humaines, financières et technologiques là où les capacités publiques ont besoin d’être renforcées. Elle n’est pas un substitut aux institutions de l’État : elle en est un partenaire d’exécution, ancré dans les réalités du terrain burundais.
FONGAL se positionne comme un partenaire stratégique pour les artistes, les entrepreneurs culturels et les institutions du pays
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